Le film Free to Run : liberté, égalité, course à pied

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Écrit par Culture Athle   
Catégorie : Marathons
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Liberté, égalité, course à pied : Free to Run.

Telle pourrait être la devise des coureurs. Aujourd’hui courir semble être un acte anodin, un loisir comme un autre pour s’évader, mais il a fallu le combat de militants et de héros durant des décennies pour que la course à pied devienne un acte libre.

Cela parait incroyable, pourtant le simple fait de courir, était extrêmement mal vu jusque dans les années 70-80. La course à pied n’était réservée qu’aux seuls hommes, champions de la piste ou du marathon. Interdit aux femmes en compétition au-delà de 1500m, sur piste ou sur route.

Ceux qui s’aventuraient à courir dans la nature sans être des champions étaient considérés au mieux comme des excentriques, des fous ou des masochistes, et au pire comme des délinquants ou des criminels en fuite.

Il a fallu des pionniers, comme Kathrine Switzer – inscrite sous une identité masculine au marathon de Boston 1976 et qui se fait attaquer en plein marathon par le directeur de course, Noël Tamini – fondateur de la revue et du mouvement Spiridon qui incarne la révolution de la course à pied et le combat contre les fédérations, Fred Lebow – créateur du marathon de New-York, les champions Steve Prefontaine et Franck Shorter – ils se sont élevés face à l'immobilisme des structures officielles et ont conquis les foules. Il a fallu, figurez-vous, attendre 1984 pour que les femmes puissent enfin courir le marathon olympique, c'était aux JO de Los Angeles !

Le film Free to Run retrace cette lutte pour la liberté de courir, soyez donc libre de courir voir le film dans les salles de cinémas les plus proches de chez vous (sortie 24 février en Suisse, 13 avril en France, 4 mai en Belgique).

La salle de cinéma diffusant Free to Run la plus proche de chez vous :
Paris : MK2 Beaubourg (3e arrondissement), Reflet Medicis (5e), Lucernaire (6e), Publicis Cinémas (8e), MK2 Bastille (11e). Marseille : Cinéma Variétés. Lyon : CNP Bellecour. Grenoble : Le Club. Et ailleurs...

 

 

Avis de Culture Athle : Le film Free to Run, c'est un moment d'émotions, il permet de découvrir les moments de lutte de certains pionniers, pour que l'on puisse connaître aujourd'hui la liberté de courir comme bon nous semble ! Cela va même au delà de la course à pied, avec un engagement militant de personnes très attachantes. Le film leur donne la parole, et va chercher des images d'archive uniques (les droits de ces archives ont coûté au total près de 500 000 $). C'est aussi pour les coureurs un moment de se demander quelles sont les raisons qui nous poussent à courir. Un film à aller voir sans hésiter !

Point de vue de l’auteur : Il ne s’agit pas d’un film sur l’histoire de la course à pied, des records, des médailles comme le confie Pierre Morath : «Ce n’est pas un film sur des champions. Ici, les champions traversent le film comme des vecteurs de quelque chose de plus grand. On ne voit pas Franck Shorter et Steve Prefontaine parce qu’ils ont gagné des médailles, mais parce qu’ils ont tous deux transformé l’image et l’histoire de la course à pied. D’ailleurs, beaucoup des personnages principaux de ce film sont de piètres coureurs. Ce sont des gens qui ont milité pour le droit de courir, qui ont participé à la mutation de ce sport, mais qui sont eux-mêmes des coureurs lambda. Mon film est tout sauf un film sur la performance. Avant cette révolution que je tente de faire revivre, si tu faisais de la course à pied, ça ne valait la peine que si t’étais un champion. Certains on dit « non » et se sont mis à courir dans la rue, à leur rythme, en solitaire, dans l’anonymat. Et ce sont ces gens-là, les véritables « champions » du film. »

 

 

Combien de temps pourriez-vous suivre le recordman du monde du marathon ?

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Écrit par Culture Athle   
Catégorie : Marathons
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Le week-end dernier, le Kenyan Wilson Kipsang a battu le record du monde du marathon lors du marathon de Berlin en 2h03’23, ce qui représente une moyenne de 20,5km/h sur l’ensemble du parcours (42km195).

Afin de vous rendre compte de la vitesse que cela représente, nous vous proposons d’évaluer combien de temps pourriez-vous suivre le recordman du monde.

- 10 mètres : 1’’75 - Presque tout le monde

- 50 mètres : 8’’75 - Enfant ou père de famille

- 100 mètres : 17’’5 – Sportif occasionnel

- 200 mètres : 35’’- Coureur occasionnel

- 400 mètres : 1’10 - Coureur local

- 800 mètres : 2’20 - Bonne coureuse régionale

- 1000 mètres : 2’55 - Bon footballeur ou bon coureur régional minime (15 ans)

- 1500 mètres : 4’23 - Bon coureur national en vétéran

- 3000 mètres : 8’46 - Bon coureur régional

- 5km : 14’37 - Très bon coureur français ou athlète professionnelle

- 10km : 29’14 - Parmi les meilleurs français sur 10km

- Semi-marathon : 1h01’41 – Athlète professionnel sur semi-marathon 

Et vous combien de temps pourriez-vous suivre Wilson Kipsang ?

 

Christophe Lemaitre et Thomas Voeckler en duel en marge du marathon de Paris !

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Écrit par Culture Athle   
Catégorie : Marathons
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L’évènement devait être gardé secret jusqu’à dimanche prochain mais Culture Athle vous annonce en avant-première la tenue d’un duel atypique entre deux champions français en marge du marathon de Paris !

En 2009, les organisateurs anglais de la Great Manchester Run, avaient su innover en proposant une épreuve de sprint de rue en marge de l’épreuve reine du 10 kilomètres. Usain Bolt avait alors remporté le 150 mètres en ligne droite dans le chrono de 14’’35. Ces images avaient alors fait le tour du monde. Pas plus tard qu'hier, le Jamaïcain a même renouvelé l'expérience, cette fois-ci à  Copacabana au Brésil.

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Résultats du semi-marathon international de Lille Métropole 2012

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Écrit par François Vanlaton   
Catégorie : Marathons
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Le Kenyan Ezekiel Kiptoo Chebii, nouveau détenteur du record du Semi-Marathon International de Lille Métropole en 59’05. Cliché de Patrick Delecroix

Quand prouesses riment avec moules-frites…

Le week-end du premier dimanche de septembre est égayé par le plus grand marché aux puces d’Europe accueillant entre deux et trois millions de chineurs accourus de tout l’Hexagone et de nombreux pays du Vieux Continent : la fameuse Braderie de Lille.
Son prologue, le samedi matin, est rythmé par un semi-marathon qui, porté sur les fonts baptismaux en 1986 concomitamment avec un marathon, a fait cavalier seul en 1996 avant d’être assorti d’un 10km dès l’année suivante.

Quand l’Afrique de l’Est s’invite au Pays des Ch’tis

D’emblée ou presque, l’Association de Promotion des Événements Sportifs Lillois (APESL) qui concocte cette manifestation a réussi le tour de force d’en faire l’un des rendez-vous mondiaux du semi-marathon, et ce au regard des prestations enregistrées. Preuve que l’atmosphère exhalant une odeur de moules-frites enveloppant la capitale des Flandres ne perturbe aucunement la flopée d’athlètes aux jambes de gazelle, descendus tout droit des hauts plateaux de l’Afrique orientale, précisément du Kenya et de l’Ethiopie.
Ainsi, pas moins de cinq éditions (2007, 2008, 2009, 2010 et celle qui vient de se disputer samedi 1er septembre) ont vu leurs leaders au scratch franchir le seuil fatidique de l’heure. Chiffre analogue pour leurs condisciples féminins, cinq millésimes (2007, 2009, 2010, 2011 et 2012) étant jalonnés par des chronos s’affolant sous les 1h10. Concernant les semi-marathoniens, 14 hommes et 15 femmes différents accomplissent ces retentissants faits d’armes. Par sexe, cela donne les résultats suivants :
- Hommes : un en 2007, deux en 2008, trois en 2009 et 2010, cinq en 2012.
- Femmes : une en 2007 qui récidive en 2009, une autre en 2009, trois en 2010, deux en 2011, huit en 2012.
Et ce sont les Kenyans qui se taillent la part du lion, seuls quatre Ethiopiens (deux garçons en 2008 et deux filles en 2009 et 2012) venant troubler l’hégémonie de leurs voisins méridionaux.
Aussi, personne ne sera surpris lorsqu’en 2006 la FFA se résoudra à octroyer le label international à ce sommet de l’Olympe.
Au moins trois facteurs sont à l’origine de ce très haut niveau de performances : la grande qualité organisationnelle ; le parcours roulant à l’extrême, ne souffrant en effet d’aucune aspérité (absence totale de dénivelée et de relance) ; enfin, le montant des primes (3000 euros cette saison pour les vainqueurs masculin et féminin à condition qu’ils soient respectivement sous l’heure et sous les 70’).

Un cru d’exception

2012, avec à la clef 4921 classés dont une immense majorité de sans-grades, aura encore franchi un cap supplémentaire avec l’établissement d’un nouveau temps référence. Désormais, celui-ci est la propriété du Kenyan Ezekiel Kiptoo Chebii en 59’05, soit 31’’ de moins que le précédent remontant à 2008, œuvre de l’Ethiopien Tilahun Regassa alors âgé de 18 ans. Né le 3 janvier 1991 dans le Marakwet District, berceau des plus prestigieux coureurs de fond situé sur les hautes terres de l’Ouest, Chebii annihile sa marque personnelle portée à Berlin le 1er avril dernier en 59’22. Un chrono qui le situe tout simplement à 42’’ du record mondial détenu par l’Erythréen Zersenay Tadese à compter de 2010.
Ce coup de tonnerre n’est pas isolé puisque deux autres de ses compatriotes abattent pareillement la barrière des 60’ : Bernard Kiprop Koech, 24 ans (2ème en 59’10, s’appropriant par la même la seconde performance dans l’histoire de cette compétition) et Eliud Kipchoge, 27 ans (3ème en 59’53). Remarquons aussi la 1ère place chez les juniors en 1h03’46, conquise par l’Ethiopien Fikadu Haftu, 18 ans, finissant par ricochet 21ème au général.
Les dames n’auront pas été en reste, sept Kenyanes et une Ethiopienne se classant sous les 70’, ce qui ne s’était jamais vu dans le palmarès du Semi de Lille, le meilleur opus de ce point de vue datant de 2010 avec trois filles.
En revanche, le temps étalon atteint en 2009 en 1h07’00 par la célèbre Kenyane Mary Jepkosgei Keitany, auteur du record mondial en 2011 en 1h05’50, n’est pas passé de vie à trépas. Le résultat n’en est pas moins de premier ordre, la victoire revenant en 1h08’06 à la Kenyane Flomena Chepchirchir, ce qui la positionne au 4ème rang des prestations féminines de l’histoire de ce 21km. Née le 1er décembre 1981, elle également fait chuter sa marque personnelle (1h08’22 à Zwolle le 18 juin 2011). Relevons que c’est de justesse qu’elle précède deux autres concitoyennes, à savoir Diana Sigei Chepkemoi, 25 ans (2ème en 1h08’08) et Priscah Jepleting Cherono, 32 ans (3ème en 1h08’35). 

L’irrésistible ascension de Magali Aureille-Bernard

Chez les Français, sont couronnés James Kibocha Theuri (Clermont Athlétisme Auvergne), 18ème en 1h03’14 et Magali Aureille-Bernard (Amicale Laïque d’Echirolles, section de l’Entente Athlétique de Grenoble), 14ème en 1h14’45.
Le premier, né le 30 octobre 1978 à Kanjinji au Kenya et naturalisé Français en mars 2006, avait déjà choisi Lille en 2009 pour parvenir à son acmé en 1h01’36. Outre le semi, il excelle encore sur marathon (record en 2h10’39 en 2009), sur 10000m (temps étalon en 28’15’57 en 2008) et en cross-country (2ème en 2006 et 3ème en 2007 aux Championnats de France, version longue).
Quant à la Dauphinoise, elle ajoute cette année un troisième temps référence à son pedigree déjà passablement fourni, illustrant ainsi la fulgurance de sa progression entamée essentiellement à partir de l’orée 2011.
La première action d’éclat était intervenue le 10 mars sur le 10km de Bourg-en-Bresse. Nonobstant les bourrasques de vent et un itinéraire accidenté, elle grimpait sur le faîte du podium en 34’13. Chrono qu’elle pourrait bien dépasser le 9 septembre prochain à Grenoble si l’envie la prenait de s’y aligner…
Le second exploit, pas plus tard qu’il y a une semaine, surgissait sur les Terres Froides du Nord-Isère dont Magali est issue. A l’occasion du 35ème Tour du Lac de Paladru, une des grandes classiques rhônalpines sur route (14,150km plats hormis deux petites côtes), elle réalisait 49’56, devenant ainsi la première fille à s’abaisser sous les 50’.
Dans le Nord, cette belle jeune fille d’1m65, ayant vu le jour le 25 mai 1985, a continué sur sa lancée en pulvérisant de 3’07 son record personnel établi le 23 octobre dernier aux France à Bois-Guillaume. Mais bon sang, où s’arrêtera-t-elle ? ! 

François Vanlaton

RESULTATS :

Ils figurent sur le site Web « Matsport Timing » : Classement scratch

COMPTE RENDU DE LA COURSE :

Il émane du site Internet du quotidien régional « Nord-Eclair », en date du dimanche 2 septembre 2012 :
http://www.nordeclair.fr/Sports/Athletisme/2012/09/02/un-record-et-le-show-de-bachiri.shtml

PORTRAIT DE MAGALI AUREILLE-BERNARD :

Il se trouve sur « Culture-Athlé », en date du mercredi 14 mars 2012 :
http://culture-athle.com/actualites/cross-country/132-magali-bernard

SITE INTERNET DE LA MANIFESTATION :

Son adresse est la suivante : http://www.semimarathon-lille.fr/cmsms/index.php

La barrière mythique des 2 heures au marathon : un rêve bientôt réalité ?

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Écrit par Guillaume Adam   
Catégorie : Marathons
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Alors que des milliers de personnes préparent un marathon pour des objectifs variés, les tous meilleurs marathoniens se mettent à rêver d’une barrière physiologique grandiose, celles des deux heures au marathon ! Est-ce néanmoins envisageable ?

marathon de paris en 2008

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