Culture Athle lance l'application mobile RunMotion pour que tu atteignes tes objectifs running !



Écrit par Alexandre Chaptal   
Catégorie : Folie athlétique
Date de publication
Note utilisateur:  / 3
MauvaisTrès bien 

« Il ne faut rien lâcher tant que l’on a pas franchit la ligne d’arrivée ! »

Vieil adage prisé par bon nombre d’entraineurs pour motiver leurs athlètes. Même si c’est loin, même si cela paraît impossible !!

Marc Raquil a donné raison à cette phrase et de quelle manière ! Souvenez-vous, ce soir de 26 Août 2003, c’était vers 21h50.

Marc Raquil, un des héros français des mondiaux de Paris 2003

Deux jours auparavant, lors des demi-finales, le Français partait « moyennement » et débouchait dans la dernière ligne droite en avant dernière position, loin des deux premières places qualificatives. Il parvenait quand même à remporter sa série en 44’’89, en donnant des sueurs au public. Il rejoignait alors son compatriote, partenaire d’entrainement et ami Leslie Djhone en finale.

Lors de la finale qui le poussa vers la lumière, Marc Raquil en éblouit plus d’un. Très rapidement l’américain Tyree Washington refait son décalage sur le français. L’écart devient même flagrant au 300m. Il est en dernière position avec environ 8-10m sur les premiers. Néanmoins cela ne suffira pas pour le décourager. A l’issue de cette dernière ligne droite avalée en 11’’8 environ (le plus rapide sur cette portion) il rendra fou tout le Stade de France.

Marc Raquil terminera troisième en 44’’79 et même deuxième suite à la disqualification de Jérôme Young (USA) pour dopage. Avec ses coéquipiers Leslie Djhone, Naman Keita et Stéphane Diagana, il conclura le relais médaillé d’argent 5 jours plus tard à l’issus d’un autre beau tour de piste (médaillé d’or en réalité suite à la disqualification pour dopage de deux relayeurs américains).

Marc Raquil auteur d'un incroyable retour dans la dernière ligne droite du 400m

Il déclarera après sa course :
« Je suis encore abasourdi par ma dernière ligne droite. J’étais dernier, je crois, avec peut-être 10 mètres de retard et j’ai trouvé l’énergie pour revenir. Avant le départ, j’avais l’impression d’être dans un stade de football. La foule, le bruit, tout m’a aidé. Je pars en retard dans le virage mais je mets les boosters. Réussir ce truc à la maison, c’est exceptionnel. C’est bizarre mais, dans la dernière ligne, je ne sens pas de blocage. » (Source athlé.fr)

Parce que les images parlent parfois plus que des mots :

 

Ce fut une ligne droite pour une médaille, une ligne droite pour la notoriété, en somme, une ligne droite pour rentrer dans l’histoire.

Vous aimerez aussi