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Meeting Herculis de Monaco : Les réactions des Français

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Écrit par Culture Athle   
Catégorie : Interviews
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Lors du meeting Diamond League de Monaco, les français n’ont pas été à la fête mais ils restent très concentrés avant d’aborder les Jeux Olympiques, qui constituent pour beaucoup le rêve d’une vie. Il reste deux semaines à nos athlètes français pour arriver en forme olympique à Londres. Retrouvez les réactions d’après course de Garfield Darien, Myriam Soumaré, Aurélie Chaboudez, Yoann Kowal et Pierre-Alexis Pessonneaux ainsi que la réaction d’après concours de Vanessa Boslak.

En exclusivité pour Culture Athle.


Garfield Darien (6ème en 13’’27) : « si je suis en finale, je voudrais gagner l’or tout comme les sept autres mecs dans les starting-blocks. »

- Comment t’es tu senti ce soir ?

J’étais fatigué, après une grosse préparation ces deux dernières semaines. Cette fatigue je l’ai ressentie dès l’échauffement, je n’avais pas beaucoup de rythme. J’essaye de m’accrocher, c’est important de quand même répondre présent ce soir. Il fallait être là, j’ai donné mon maximum. J’arrive à faire 13’’27 malgré mon état de fatigue, pas si loin de mon record personnel (ndlr : 13’’15). Ca reste un gros chrono, qui devrait me permettre de rentrer en finale des Jeux.

- Justement, comment vas-tu te préparer jusqu’aux JO ?

Maintenant on va travailler la fraîcheur pour être fin prêt pour les Jeux. Je ne me fais pas de soucis, on a déjà fait le gros du travail, et je sais que j’arriverai avec beaucoup plus de fraîcheur à Londres. Je vais faire peu de séances, de la musculation très légère, pour avoir du jus le jour J.

- Quel sera ton objectif aux JO ?

Il faudra passer les différents tours, passer en finale, et si je suis en finale, je voudrais gagner l’or tout comme les sept autres mecs dans les starting-blocks. Sur 110m haies tout peut se passer !


Vanessa Boslak (8e de la perche avec 4,45m) : « Ma priorité d’ici les Jeux sera de travailler ma course d’élan. »

- Comment s’est passé ton concours ce soir ?

Je fais une bonne entrée dans le concours, je suis bien à 4,35m au premier essai puis à 4,45m de nouveau au premier essai. Puis à 4,54m, je change de perche et j’ai encore beaucoup d’irrégularités dans mes courses d’élan. Il ne reste pas longtemps, seulement deux semaines, pour travailler cette course d’élan d’ici les Jeux. Ce sera ma priorité.

Pour faire un podium, il faudra passer au 1er essai à 4,70m voire 4,75m. Mon objectif sera d’être performante et surtout de ne pas sortir frustrée des Jeux, à l’opposé de ce soir à Monaco où je sors frustrée de la compétition.
 

Myriam Soumaré (8èmedu 100m en 11’’37) : « A Barcelone en 2010, cela m’avait réussi de courir sur les trois distances »

- Ce meeting Herculis, c’était une bonne dernière compétition avant les JO ?

J’avais la forme ce soir, mais malheureusement je rate mon départ et à ce niveau là ça ne pardonne pas, les filles vont vite et on a pas le temps de se rattraper. Je suis aussi contente pour le relais. C’est le dernier meeting avant la vraie compétition « stress » que sont les JO. Dans 10 jours ce sera bien différent, rendez-vous à Londres ! La c’était les derniers réglages, même si tout n’a pas fonctionné ce soir.

- Tu seras alignée sur 100m-200m-4x100m ?

Oui 100m-200m-4x100m je fais tout. J’y vais pour me faire plaisir. Je sais qu’il y a des athlètes qui galèrent pour se qualifier aux championnats de France, je suis qualifiée sur les trois aux JO je ne peux pas me permettre de faire l’impasse sur une discipline. A Barcelone, cela m’avait réussi.

- On sent une joie retrouvée dans le 4x100m féminin français ?

Le relais, je n’y étais pas en 2011, je dois encore me régler avec Linda (ndlr : Linda Jacques-Sebastien), ce n’est que la deuxième fois qu’elle me donne le témoin. J’avais souvent l’habitude de prendre le départ sur le relais. Notre performance de ce soir ne m’inquiète pas, nous sommes très motivées, on a une belle équipe. Dans un relais tout peut se passer, vous le savez-bien. Il y a une bonne ambiance entre nous, on a presque toutes le même âge et on s’entend super bien.
 

Aurélie Chaboudez à Herculis 2012 / © Culture AthleAurélie Chaboudez (7e du 400m haies en 57’’93) : « Une médaille pour terminer la saison c’est parfait. »

- Qu’est ce que ça te fait de courir face à Lashinda Demus et Melaine Walker ?

Ca fait plaisir dans un premier temps. Après c’est un autre monde, je le savais en venant ici, mais c’est une très bonne expérience. Cela me montre que j’ai encore du travail a réaliser pour le plus haut-niveau mondial. Ce soir je suis partie un peu vite.

- Cela vient-il couronner ta saison, après les mondiaux junior de Barcelone, où tu va décrocher une médaille d’argent alors que tu n’avais que le 7ème meilleur temps des engagées ?

A Barcelone, tout s’est bien passé du début à la fin. Une médaille pour terminer la saison c’est parfait. Je crois que ne pas être favorite cela me va bien, même si je ne le fais pas exprès. Je me réveille quand il faut on va dire.

- Quels seront tes objectifs à venir ?

Ce n’était pas prévu que je cours ici à Monaco mais l’occasion s’est présentée après les mondiaux junior, c’est super pour moi. Maintenant place au repos, je vais prendre des vacances et je me préparerai pour ma première saison chez les grands l’année prochaine. Je n’ai pas d’objectif fixé à long terme même si je pense bien sûr dans un coin de ma tête aux Jeux de Rio 2016, comme tous les jeunes de ma génération. Mais après, je n’y pense vraiment qu’un petit peu, j’ai encore du chemin à parcourir.
 

Yoann Kowal (10e du 1500m en 3’35’’03) : « J’aimerais rentrer en finale à Londres, même si les gars sont très forts. »

- Tu as couru dans une course très relevée ce soir, tu étais encore au contact au 1200m…

C’est dommage que je n’ai pas pu coller le groupe de tête qui relance dans le dernier tour, j’ai un peu été gêné par l’Espagnol Alvaro Rodriguez. Je fais 3’35’’03, j’aurais aimé faire un peu mieux car la course était très relevée. J’ai tenté, mais j’ai eu un peu de mal. Je suis toujours en période de travail et ça n’est pas évident. Mais l’important, ça reste les Jeux Olympiques ! J’aimerais rentrer en finale, même si les gars sont très forts, ça sera tactique.

Yoann Kowal à Herculis 2012 / © Culture Athle

Pierre-Alexis Pessonneaux (3ème relayeur du 4x100m, 4ème en 38’’73) : « Le temps ce soir n'est pas alarmant, on manque un peu de fraîcheur. »

- Comment s’est passé cette dernière répétition pour le relais 4x100m avant les Jeux ?

Au niveau des marques ça a été, c’est pas trop mal, même si on attend le retour vidéo pour voir ce qu’il y a à améliorer. On est venu testé des choses, pour voir ce que donne la préparation du relais. Cela fait une semaine déjà que l’on est réuni pour préparer le relais, et encore pour deux jours à venir. On a bien travaillé. Le temps ce soir n’est pas alarmant, on manque un peu de fraîcheur. L’équipe changera sûrement un peu avec Christophe (Lemaitre) et Jimmy (Vicaut) mais c’est au coach de décider.

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Laura Valette, athlete licenciée au club de l’ASPTT Nantes a battu le record de France du 80 m haies minime en 11’’19 lors de sa participation à la Finale nationale des pointes d’Or 2012 à Albi.
Performance remarquable et remarquée.
Rencontre avec Nicolas Trouvat son entraîneur à l’ASPTT Nantes.

Bonjour Nicolas, Laura Valette athlète que vous entraînez a battu un record de haute tenue lors de la finale des pointes d’or à Albi la semaine dernière. Une grosse satisfaction pour l’athlète comme pour l’entraîneur je suppose ?
Oui c’est une performance qui nous a fait très plaisir sur cette discipline qu’elle affectionne. Laura est une compétitrice et s’est investie avec beaucoup de sérieux cette année.
Ca lui tenait à cœur de finir avec le meilleur temps des pointes d’or 2012 sur cette épreuve.
Le record en revanche n’était pas réellement programmé mais nous n’avons pas boudé notre plaisir de l’avoir battu.

Ce record la place dans la lignée d’hurdleuses de talent comme Reina Flor Okori, précédente recordwoman de France en 11’’44. Pouvez nous indiquer le parcours sportif de Laura jusqu’ici ainsi que ses qualités principales ? 
Elle pratique l’athle depuis ses débuts en école d’athlétisme en 2004 , jusqu’ici en parallèle avec d’autres activités sportives comme la gymnastique et la danse . C’est une athlète très volontaire et depuis cette année elle a décidé de s’investir davantage dans l’athlétisme en cessant ces autres sports.
Elle a pu intégrer le centre d’entraînement nantais sportif qui lui offre de très bonnes conditions pour évoluer dans cette approche.
Sur ces principales qualités, c’est une jeune fille qui aime l’activité sportive et ses qualités sont autant physiques que dans sa motivation à vouloir progresser.
Elle n’a pas pour l’instant de qualités techniques spécifiques avec un gabarit « moyen + » (1m72).

Vous évoquez le C.E.N.S, centre pour jeune sportifs , de quoi s’agit il ?
C’est un centre ouvert aux enfants scolarisés à partir du collège qui accueille différents sports et offre des conditions d’étude particulières permettant la pratique du sport. Il s’agit en fait des infrastructures de l’ancien centre de formation du FC Nantes.
On y retrouve par exemple les jeunes basketteurs de l’Hermine de Nantes tout comme 18 autres sports en pôle espoir et pôle France pour beaucoup.
Tout ceci est mis en place en partenariat avec les clubs.
Les moyens mis en œuvre permettent une optimisation du temps scolaire (classes de huit élèves, -30 % de temps de cours, pas de cours d’EPS).
Je suis enseignant en anglais dans cette structure en tant que vacataire et les conditions y sont excellentes pour l’ensemble des jeunes.

Laura s’entraîne donc déjà régulièrement, quels sont les principaux axes de son entraînement ainsi que ses conditions générales d’entraînement ? 
Depuis cette année et son entrée en seconde (1) Laura a décidé de s’investir davantage dans l’athlétisme. C’est un projet concerté entre elle, ses parents et moi mais Laura s’entraîne dans un groupe où les fréquences d’entraînement diffèrent selon les athlètes. Son assiduité me permet de lui donner des bases nécessaires à la découverte du haut niveau ou du moins à pouvoir l’envisager à terme. Travail technique athlétique mais aussi des séances de relaxation, souplesse, étirements.
Avoir un objectif est la seule condition que je fixe aux athlètes en évaluant cela avec eux au moins deux fois par an pour m’adapter en conséquence.

Un entraîneur qui s’adapte à ses jeunes athlètes de la sorte c’est assez rare pour être souligné. Quelles en sont les raisons vous concernant plus précisément ? 
J’ai entraîné six ans en "high school" aux Etats-Unis à Santa Fé au Nouveau Mexique d’abord comme préparateur physique dans mon sport d’origine le basket puis en athlétisme où la culture US encourage les entraîneurs à encadrer d’autres sports selon les besoins.
J’ai d’abord apporté ma compétence de préparateur physique avant de pouvoir apprendre à entraîner spécifiquement en athlétisme au contact de coachs spécialisés. Ca m’a été très profitable et instructif et je suis aujourd’hui plutôt spécialisé sprint-haies et sur les relais.
A mon retour en France en 2010 c’est avec cette expérience que je me suis rapproché de l’ASPTT Nantes qui m’a permis de prendre en charge un groupe sprint-haies et de l’organiser en fonctions des athlètes qui le composaient. Une chance pour moi, et aujourd’hui c’est ce fonctionnement qui prévaut, ma règle de conduite étant d’être disponible selon le potentiel et la volonté des athlètes du groupe.

Votre groupe est constitué de jeunes athlètes donc, ce qui doit peut-être permettre à Laura d’avoir quelques partenaires d’entraînement privilégié ? 
C’est un groupe qui était fort de cinq minimes cette année sur lesquelles se base une bonne partie de la dynamique des entraînements. Il y a aussi une très bonne cadette sur 400 m (2) et une sprinteuse irlandaise senior (3) qui s’essaye également depuis cette année au 400 m avec une certaine réussite.
J’entraîne actuellement ce groupe d’une quinzaine d’athlètes qui me donne beaucoup de satisfactions dans son ensemble et c’est cette dynamique qui profite également aux athlètes.

On évoque assez peu souvent la satisfaction de l’entraîneur quand on parle d’entraînement de jeunes et de performance. Pas d’inquiétude particulière à évoluer un peu à contre-courant d’entraîneurs plus réservés sur cet aspect performance ?
L’objectif pour un entraîneur tel que je le conçois est très globalement tourné vers la performance et j’en ai eu la démonstration encore aux pointes d’or la semaine dernière.
J’ai le souci de ne pas amener un athlète jusqu'à un point de rupture dans l’excès de ce qu’il peut réaliser.
J’ai été Head coach salarié en lycée aux USA avec la responsabilité d’une équipe d’assistants et d’étudiants investis dans le sport et les études.
Ma motivation est la même en tant que bénévole ici : le sport comme source de dépassement et d’éducation.
Par ailleurs nous avons mis en place pour l'ensemble du groupe un suivi médical (kine, podologue et psychologue) et Laura bénéficie aussi d’un environnement familial très positif et en phase avec les contraintes que cela sous-entend.
C'est l’opportunité du C.E.N.S et du partenariat mis en place avec eux qui me permet de concrétiser ce projet pour Laura aujourd’hui. Ce serait difficile autrement.
L’idée est bien de faire du sport de compétition et j’espère voir d’autres athlètes bénéficier de ces conditions à Nantes.
A ce titre nous avons fait une demande à la FFA pour permettre une officialisation de notre structure en tant que structure de formation FFA.

C’est sans doute une précision qui sera appréciée de tous .
Je vous remercie pour cet entretien sans détour et la transparence de vos réponses.
On souhaite à Laura de continuer sur sa lancée, des vacances bien méritées et une excellente continuation à votre groupe.

 laura valette albi

Pour plus d'informations
La page Facebook du groupe sprint de l'ASPPT Nantes : http://www.facebook.com/pages/Asptt-Nantes-Sprint/203800342974275
Le site officiel du C.E.N.S : http://www.cens44.fr/

(1) Laura possède un an d’avance dans sa scolarité.
(2) Célia Audibert, cadette , en 58’’21 au 400 metres.
(3) Shauna Cannon, athlele irlandaise spécialiste de sprint en 11.93 au 100m, 24.4 au 200m et 56.31 au 400m.

Bryan Cantero : « J’ai tout ce qu’il faut pour progresser »

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Écrit par Guillaume Adam   
Catégorie : Interviews
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Bryan Cantero, champion de France Elite 2012 en salle sur 1500m

Champion de France Elite en salle sur 1500 mètres, Bryan Cantero poursuit son ascension dans la hiérarchie du demi-fond français du haut de ses 21 ans. L’athlète de l’AS Aix-les-Bains semble avoir franchit un nouveau cap depuis sa rentrée à l’INSEP en septembre dernier, sous la houlette de Jean-Claude Vollmer. C’est dans ce nouveau cadre qu’il poursuit sa progression. Un cadre idéal qui pourrait l’emmener cet été aux championnats d’Europe…

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Benjamin Malaty : « J'ai vécu un moment inoubliable »

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Écrit par Ivan Moreau   
Catégorie : Interviews
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Benjamin Malaty, champion de France de cross-country 2012Benjamin Malaty, champion de France de cross-country 2012


Champion de France de cross-country à La Roche-sur-Yon en mars dernier et champion d'Europe par équipe à Velenje fin 2011, Benjamin Malaty est l'une des révélations de l'hiver. Un petit échange bien sympatique à quelques jours de sa participation au marathon de Paris.

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Paul Kipsiele Koech et le succès Kenyan

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Écrit par Romain Adam   
Catégorie : Interviews
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Le Kenya connaît une domination presque sans faille sur le 3000 mètres steeple. C'est bien simple, depuis 1968, pas un seul titre olympique n'a échappé au Kenya (excepté en 1976 et 1980 à cause du boycott kenyan) ! Il nous a donc semblé intéressant de poser quelques questions sur ce succès à un athlète médaillé olympique. Rappelez-vous, en 2004 le Kenya avait signé un magnifique triplé grâce à Ezekiel Kemboi, Brimin Kipruto et Paul Kipsiele Koech. Le médaillé de bronze des JO d'Athènes, Paul Kipsiele Koech, a eu la gentillesse de répondre à quelques une de nos questions, en exclusivité pour Culture Athle.

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