Yohan Durand : "cette distance pourrait me plaire ..."

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Écrit par Ivan Moreau   
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Grande confirmation sur 5000 en 2012 avec un chrono de 13’17’’90, Yohan Durand avait disparu du paysage national du demi-fond ce printemps 2013. Explications.

Bonjour Yohan et merci pour cet entretien depuis Font Romeu où vous avez pris vos quartiers cet été pour une reprise progressive après blessure semble t’il ?  

Oui c’est cela. Je reprends progressivement depuis 3 semaines après une interruption due à une tendinite persistante au talon d’Achille doublée d’une fissure de 5mm à ce même tendon. C’est pour l’instant une reprise tout en douceur, mais tout va bien après une bonne période de repos et soins en juillet et malheureusement une saison estivale 2013 sans compétitions.  

Vous n’avez pas été non plus trop visible cet hiver ?  

C’est exact. Cette année n’a pas été une bonne saison pour moi. J’ai eu des résultats moyens cet hiver malgré une préparation très sérieuse et dès avril j’ai été blessé au genou ce qui m’a contraint a d’abord lever le pied puis à différer mes objectifs estivaux initiaux qui étaient calés sur le mois de juin avec une première compétition au meeting de Rabat. J’ai envisagé alors pouvoir me positionner sur des compétitions en juillet avec les France Elite comme objectif mais j’ai été contrarié par cette tendinite au talon d’Achille. Je ne pouvais plus courir plus de vingt minutes en footing malgré tous les soins apportés et j’ai donc mis un terme à ma saison estivale pour me soigner.  

Vos fans ont du coup été un peu déçus après votre belle saison 2012. Avez-vous des à présent des objectifs pour cet automne ?  

Non bien sûr, ce serait prématuré. Je suis a Font Romeu car ma reprise se passe bien et que j’aime cet endroit pas trop loin de chez moi. Mais c’est sans autre objectif que d’arriver à produire progressivement un bon volume d’entraînement pour amorcer une préparation foncière autour d’une dizaine d’entrainements hebdomadaires. Il y a quelques coureurs ici comme Romain Collenot Spriet, Simon Munyutu, Fredy Guimard ou Charles Henri Barreau avec qui je vais sans doute pouvoir faire quelques footings. Ceci dit pour répondre à vottre question, je n’écarte pas quand même de prendre le départ de courses sur route cet automne, au feeling selon la forme… car j’ai envie de remettre un dossard…   

Sur cette saison 2013, on vous a vu rejoindre un collectif d’entrainement plutôt novateur en France en demi-fond puis le quitter à l’issue de l’hiver. Pouvez vous revenir sur cette expérience, succintement ?  

Oui, j’ai effectivement participé à la constitution d’un groupe d’entrainement de demi fondeurs français réunis autour de la personne de Bob Tahri et de son nouvel entraineur Bastien Perraux. Ca a débuté en septembre 2012 dans le prolongement des stages que j’avais pu faire déjà avec Bob. Nous nous sommes ainsi entrainés collectivement en Alsace, au Kenya et en Afrique du sud pour essayer de tirer au maximum partie de cette collaboration entre nous. Expérience très enrichissante comme celle vécue aussi au départ en stages auprès de Bob qui est toujours de précieux conseils dans le partage de son expérience.

Votre carrière montre aussi que vous aimez ainsi changer de conditions d’entrainements. Vous avez la bougeotte ou c’est une approche plus réfléchie ?  

C’est un peu plus réfléchi bien que lié aussi aux circonstances. En 2009 par exemple j’ai la double opportunité au vu de mes résultats d’intégrer l’armée et en même temps d’être recruté  par le CA Montreuil 93. Les deux m’offrent alors de très bonnes conditions nouvelles pour moi avec un statut professionnel au Régiment de Suippes et un soutien et une attente de performances avec mon club. J’y rencontre en même temps des personnes disposées à favoriser mon épanouissement d’athlète comme à Montreuil où j’ai pu conserver mon entraineur  Pierre Messaoud qui me suit depuis cadet, tout en bénéficiant des conseils de Jacques Darras. De la même manière mon régiment me permettait de m’entrainer aussi au mieux en me laissant partir en stages ou chez moi à Bergerac.  

En gros vous avez appris  votre « métier » d’athlète professionnel dans ces conditions ?  

C’est un peu cela, et avec plus de maturité aussi. Ca s’est vraiment bien passé car les deux structures (Montreuil et Suippes) sont aussi à dimension humaine. Je n’y ai eu que de bonnes raisons de respecter les termes de mes contrats en participants aux compétitions importantes pour elles. Je prolonge d’ailleurs très prochainement mon contrat avec l’armée.  

Vous avez en revanche quitté Montreuil pour un retour à Bergerac en 2012 . Dans quelles conditions ?   

Ca a été un heureux concours de circonstance. Je suis toujours resté attaché à mes racines et en 2012 un nouveau club s’est créé à Bergerac avec une équipe de dirigeants soucieux de développer une image dynamique de l’athlétisme et du sport sur la commune. J’avais pour ma part l’objectif de participer aux jeux olympiques de Londres, un projet que j’avais muri de mon côté pour trouver soutiens et sponsors. Le club m’a alors proposé de les rejoindre en m’aidant dans cette recherche de partenaires locaux et l’alchimie s’est faite sur cette convergence de projets.  

Vous êtes donc l’ambassadeur de Bergerac et de son club. Envisagez vous plus tard d’entrainer également si l’occasion se présente ?  

Elle s’est déjà présentée en fait car j’entraine des benjamins et minimes du club... plutôt ceux qui sont motivés par le demi fond. Apres pour être honnête je suis en complément d’un entraineur référent et ce  quand je ne suis pas en stage, mais c’est quelque chose d’intéressant et plaisant.  

Et une bonne dynamique pour le club ?   

Oui je pense. Le club présidé par Bernard Lajonie comporte plus 200 adhérents, on y vit bien bien avec un groupe important de coureurs hors-stade et trailers, la piste étant plutôt pratiquée par les plus jeunes catégories avec un bon groupe marche et demi-fond. 

Vous êtes aussi estampillé « sud ouest » et certains aficionados  de la course à pied n’hésitent pas à parler aussi d’une « génération Saint Galmier » du sud ouest, très fraternelle, en référence à des début internationaux lors de ces derniers mondiaux de cross organisés en France. Légende ou réalité ?  

Réalité bien sûr ! A ceci près que né en 1986 je n’étais pas de cette équipe junior à forte représentation sud ouest. Apres oui nous nous entendons toujours très bien, Benjamin Malaty, Yohan Kowal et Denis Mayaud sont des adversaires parfois mais avant tout des amis de longue date depuis nos premières compétitions et stages régionaux chez les jeunes. On n’a pas tous évolué à la même vitesse mais chacun à fait son bout de chemin et il nous arrive encore de faire quelques séances ensemble à l’occasion.  

Et quel regard portez-vous sur l’élite du demi-fond français en comparaison ?  

A peu près le même dans l’état d’esprit. J’ai un peu l’impression que ma génération est plus partageuse que la précédente, plus habituée aussi à s’entrainer ensemble lors des rassemblements en équipe de France. C’est en tout cas une chose qui m’apparait naturelle actuellement.  

Et dans ce contexte où de nouvelles têtes apparaissent en sénior, quels vont être vos objectifs pour l’année prochaine ?  

L’année prochaine ce sera les championnats d’Europe, à Zurich, et j’aimerais vraiment y être sur 5000 qui est je pense désormais ma meilleure distance. J’aimerais déjà confirmer ma saison 2012 et pour cela je n’aurai pas d’autres gros objectifs.  

Pas de route sur semi marathon avec les mondiaux au printemps ou d’envie d’une sélection aux Europe de cross avant ?  

Non je ne pense pas car j’ai appris en 2011 que je ne pouvais pas espérer arriver en forme l’été en ayant fait une saison  trop longue avant. Je ferai les cross pour mon club sans doute en préparation, les cross militaires avec l’objectif de conserver les titres nationaux qui sont importants pour mon régiment mais pas d’objectif sur la saison indoor ni de chronos sur la route non plus.  

C’est un peu dommage compte tenu de votre large palette . Vous pourriez aussi vous orienter sur 1500 avec votre bon chrono en 2012 pour mieux rebondir ensuite sur 5000  pour les JO 2016 ?  

C’est un peu tôt pour l’envisager. J’ai pour habitude de faire un bilan chaque saison avant de me donner les objectifs pour la suivante et je pense qu’après 2014 je vais faire ce bilan avec plus de réflexion . Ou je descend mes chronos sur 5000 et j’essaye d’aller plus loin sur cette distance ou peut être irai je aussi tenter quelque chose sur marathon...  

C’est presque un scoop… ce sont les bons résultats de votre ami Benjamin Malaty sur la distance qui vous inspirent ?  

Oui en grande partie. Il a trouvé sa voie et c’est une bonne chose. Maintenant je sais que ce serait une autre orientation pour moi aussi mais j’aurai 29 ans et cette distance pourrait me plaire…

 

Rénelle Lamote : "j'ai la chance de vivre des choses magnifiques"

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Écrit par Ivan Moreau   
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Entretien avec Rénelle Lamote, espoir 1ere année et spécialiste du 800m, quelques jours avant les championnats d’Europe espoirs

Rénelle, dossard 147 au Meeting de Montgeron 2013 (Photo et remerciements à Vo2.fr)

Bonjour Rénelle. Vous venez de battre votre record sur 800 mètres au meeting de Nancy. Comment s’est passée cette course ?

Je suis partie assez vite pour me placer, mais je me suis rabattue trop tôt, au premier 200, j'étais déjà enfermée... Cependant, comme le niveau était très relevé, à aucun moment je me suis sentie gênée, et bien au contraire car je pense que les filles m'ont entrainée dans leur rythme. Apres dans le déroulement, le premier 400m c'est bien passé, je tente d'accrocher le groupe jusqu'au 600 car c'est entre le 400m et 600m que je ressens le plus de difficulté en général et il faut sentir les relances et savoir s'accrocher pour ne pas perdre le groupe. Au dernier 200, les filles ont encore accéléré et j'ai fini « à la mort » comme me l'avait demandé mon coach (Thierry Choffin). Le but de cette course était d'acquérir un peu plus d'expérience, pour ne pas être surprise par le niveau des Championnats d'Europe. J'avais fais une séance la veille pour simuler l'effet « série-finale ». Je voulais au moins égaler mon record mais j'ai été agréablement surprise d'être passée sous les 2'03 !

Cette progression vous l’avez connue essentiellement en junior. Pouvez-vous nous en dire plus sur vos débuts en athlétisme ?

J'ai commencé l'athlétisme au collège. Après quelques podiums en UNSS, un professeur d'EPS (Stéphane Duval) a vivement insisté pour que je vienne m'entrainer au club de Fontenay-Tresigny en 2007. Cela m'a plu et j'ai vite remarqué que j'aimais la compétition. Stéphane m'a ensuite guidé vers la section sportive de Fontainebleau que j'ai intégrée dès ma première année de lycée. Au début je m'entrainais avec l'objectif de « réussir » sans vraiment savoir où cela me mènerait... Puis des athlètes du groupe sont montés sur les podiums en championnats de France et sont partis en sélections. C'est à ce moment là que j'ai compris que j'en étais moi aussi capable. En junior, je suis alors entrée au pôle espoir et j'ai pu bénéficier, des stages et des locaux (piscine, sauna, salle de cardio etc...), je m'initiais ainsi au haut-niveau et c'est en junior 1 que je monte pour la première fois sur un podium en Championnat de France (à Dreux en 2011), en passant sous la barre des 2'10. L'année suivante, mon coach nous entraîna avec Camille Laplace pour décrocher la sélection aux Championnats du Monde à Barcelone. Et j’avais entre temps décidé de prendre une licence à Athlesud77 ce qui m’avait permis  d’accéder à un titre de championne de France de relais 4x800m et aussi à une 3e place en Championnat de France Junior par équipe.

Dorénavant vos objectifs se déclinent à l’ « international ». Quels seront-ils pour les prochains championnats d’Europe espoirs ?

Tout d'abord, l'objectif est de passer le premier tour, je jouerai ma carte à fond, et comme le dit mon coach « il faudra courir comme si il n'y avait qu'une seule course ! ». Si je passe en finale, je courrai pour être parmi les meilleures, pour moi ce sera « à la mort ! ». Oui, à Fontainebleau, cette expression est très utilisée chez les coureurs de 800m ! (ndlr)

Vous avez également été sélectionnée l’an passé aux championnats du monde junior à Barcelone. Cela a-t-il été une expérience enrichissante voir déterminante pour la réalisation de cette très bonne saison 2013 ? 

Mon expérience à Barcelone m'a appris beaucoup de choses quant au déroulement des championnats internationaux, mais elle n'a pas été plus déterminante que les autres pour mon regard sur le haut-niveau. J'ai beaucoup appris lors des Championnats de France Élite ou lors de compétitions à l'étranger (île Maurice, Allemagne, Belgique, Espagne, Bosnie etc. …). Les témoignages « d'anciens » athlètes de haut-niveau m'ont aussi beaucoup apporté.

Quel a été jusqu’ici votre meilleur souvenir dans l’athlétisme ?

Je n'ai pas de meilleur souvenir depuis 2007 car chaque année, j'ai la chance de vivre des choses magnifiques.

Et aviez-vous d’autres pratiques sportives auparavant ?

J'ai fais du tennis jusqu'à ma « balle rouge »...Mais j'ai arrêté quand l'entraîneur m'a dit que j'étais trop nulle pour participer aux compétitions!

Et d’autres hobbys aujourd’hui ?

Je dessine beaucoup et j'aime la couture ! J'adore le shopping et sortir avec mes amis.

Niveau entrainement quelle est votre séance préférée ?

L'hiver, je préfère les séances de côtes. L'été, les séances de survitesse et les séances « test » au cours desquelles je dois battre mes « records d'entraînement ».

Et celles que vous aimez le moins ?

Je n'aime pas les longs footings et les longues séances de fractionné sur la pelouse. En fait je n'aime pas les longues séances !

Le 800 est une épreuve à la convergence du sprint et du demi-fond. Comment gérez vous vos séances spécifiques où vous devez aller assez vite maintenant au regard de vos performances ?

Pour ce qui est des séances spé 800m, il est arrivé que des copains m’aident en séance mais en général je les fais seule, sous l'oeil du coach et des encouragements du groupe.

Votre rêve sur 800, quel serait il pour l’avenir ?

Mon rêve et il s’agit bien d’un rêve serait de titiller le record de Patricia Djaté Taillard, que je trouve magnifique. Mais bon il faudrait d'abord que je descende sous les 2'00, et on y est pas encore !

Vous allez représenter la France sur 800 avec Justine Fedronic qui vient des USA. A l’image de certains athlètes français partis en universités américaines pour s’investir dans un double projet etude/sport, seriez vous tentée par ce type d’expérience ?

Une expérience aux USA ?! J'adorerai ! J'y pense … Mais je ne suis pas prête à quitter mon coach pour l'instant, on a encore beaucoup de travail à faire ensemble et j'en suis ravie !

Quelle est votre parcours scolaire et notamment comment cela s’est il passé avec votre  entrée au pôle de Fontainebleau  ?

J'ai passé un BTS Assistant de Manager pour rester à proximité du stade, mais mon réel souhait serait de faire des études et de travailler plus tard dans le milieu artistique (mode ou communication visuelle). C'est pour cela que j'ai déjà pensé à partir aux USA... Le pole de Fontainebleau se situant à 40min de Paris où se trouvent les écoles, c’est assez compliqué  quand on n’est pas à la Fac...

Effectivement et l’international semble vous intéresser. Qu’en est il en compétition ? Vous seriez plutôt « compet-compet à 100% » ou également attiré par les a côté de ce type de compétition ?

Une compétition internationale c'est quoi qu’il en soit « compet'-compet à 100% » mais je trouve quand même le temps de découvrir le pays, sa population, le mode de vie des autres athlètes etc. ... j'aime aussi savoir ce qu'on mange dans les autres pays ! 

Avant de conclure cet itw quel est selon vous votre plus grande qualité ?

 Ma plus grande qualité… ? Je pense être quelqu'un d'honnête 

Et votre plus gros défaut ?

Je suis tres gourmande !

Voilà une réponse très honnête effectivement ! En vous souhaitant une fin de préparation idéale pour les Euope espoirs, toute l’équipe de Culture athle vous souhaite également le meilleur pour cette compétition !

Pole Espoir mode d'emploi par Laurent Freund

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Écrit par Ivan Moreau   
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En prolongement des interviews consacrées à l'athletisme chez les jeunes, Culture athle est allé interviewer Laurent Freund responsable du pole espoir de Fontainebleau. Pour un petit panorama d'une structure d'entrainement dédiée à la performance , mais pas seulement ...

Bonjour, vous êtes le responsable du pole Espoir de Fontainebleau. Pouvez-vous nous en expliquer rapidement le fonctionnement ?

Le pole de Fontainebleau fonctionne avec une trentaine d’athlètes tous pour la plupart sur liste Haut Niveau (liste espoirs ou jeunes). C’est un pré-requis pour y entrer à quelques exceptions parfois. Nous accueillons ainsi de jeunes athlètes de qualité, motivés pour bénéficier de meilleures conditions d’entrainement en accord avec leurs objectifs scolaires.A ce titre nous fonctionnons avec deux établissements scolaires : le lycée Uruguay et le lycée François Couperin tous les deux sur Fontainebleau. Pour le premier, les horaires de cours sont aménagés et les athlètes sont disponibles pour l’entrainement et les soins à partir de 15h30. L’autre structure nous permet d’étendre également le choix des filières scolaires possibles même si nous aimerions bien pouvoir bénéficier aussi d’aménagements horaires pour les jeunes athlètes y étant scolarisés.

Je vous coupe… Est-ce fondamental pour le bon fonctionnement du pôle ?

Oui pour partie dans la mesure où nous accueillons pratiquement toutes les spécialités et avons besoin de travailler à la fois par groupe de spécialités et en même temps en cohésion inter-groupe sur certaines séances dans la semaine. Par ailleurs ces aménagements permettent aussi aux athlètes de s’investir parfois davantage dans leurs études sur des périodes particulières en compensation de temps consacrés davantage à leur pratique sportive, comme les déplacements en compétitions nationales, voire internationales, ou les stages nationaux également pour certains d’entre eux.

Cet entrainement par groupe repose t’il sur des entraineurs spécifiques au pôle ?

Oui et non. Je suis entraineur permanent à ce titre en plus du travail de responsable administratif  du pole et nous avons ensuite des entraineurs spécialisés par famille de disciplines, et en charge de chaque groupe. Nous avons ainsi pour le demi-fond Thierry Choffin par ailleurs professeur agrégé en EPS, Serge Helan pour les sauts horizontaux, Alex Menal pour le sprint, Charlus Bertimon pour les lancers et moi-même pour les haies. Ces entraineurs gèrent leurs groupes ,et les athlètes qui les composent, en autonomie et un peu de coordination de ma part quand cela est nécessaire, pour certaines séances collectives notamment.

Quels sont les objectifs sportifs pour une structure pole par rapport à un club ?

Les mêmes avec vraisemblablement davantage d’exigence pour l’ensemble des athlètes : compte tenu de leur potentiel, nous cherchons à avoir de bons résultats en championnats de France, ainsi que des athlètes sélectionnés en Equipe de France. Pour le pôle bien sûr  mais aussi pour que ses athlètes puissent prolonger leur parcours de haut niveau quand ils nous quittent ensuite.

Pour le pôle, c'est-à-dire … ? Avez-vous des obligations de résultats ?

Non mais c’est dans l’esprit de la démarche initiée par la LIFA. Il y a un investissement financier important de la ligue pour permettre à ces athlètes de s’exprimer dans le haut niveau, la plupart sont licenciés dans des clubs d’Ile de France, c’est aussi une démarche collaborative avec ceux-ci. Je suis par ailleurs détaché par la FFA en qualité de CTR pour exercer mon rôle d’encadrement sur le pole et c’est aussi une exigence personnelle et professionnelle de valider le travail fait, par des résultats. Nous sommes un pôle pour le haut niveau.

Pour un entrainement adapté à la progression future de ces jeunes athlètes néanmoins ?

Oui, comme je vous l’ai dit l’objectif c’est le haut niveau et pas seulement tant qu’ils seront au pôle. On a un peu oublié de le signaler à cette occasion mais les deux médaillés français au derniers Jeux Olympiques sont aussi des athlètes passés par des pôles. En ce sens c’est aussi à long terme, une satisfaction du travail accompli, quand on est responsable d’un pôle quel qu’il soit.

Que pensez-vous des centres de formation de clubs appelés des vœux de certains clubs et de la FFA pour l’avenir ?

Rien de bien polémique si c’est le sens de votre question.

Avec notre expertise et nos moyens nous constatons au quotidien que l’exercice n’est pas aisé : Il faut des structures, des moyens financiers, du personnel qualifié. Nous ne sommes pas venus de nulle part ici à Fontainebleau puisque dans le prolongement d’une section sport étude. En étant bien conscient de ce qui a été facilité par cet héritage je ne peux que souhaiter à certains clubs d’y parvenir également là où cela est possible. Nous accueillons des athlètes demandeurs, pour beaucoup en internat sur la semaine, preuve qu’il y a de toute façon un besoin.

Sur la composition du pole avez-vous des disciplines phares pour lesquelles davantage d’efforts sont consentis ? Des choix dans la sélection à l’entrée en pôle ?

Non, nous avons en fait de bons résultats sur certaines disciplines plutôt que d’autres selon les années  mais l’admission se fait en fonction du niveau des athlètes qui postulent à l’entrée. A l’exception de la perche, nous sommes en mesure d’accueillir toutes les disciplines. Nos entraineurs sont qualifiés, avec des profils très intéressants en tant qu’ex athlètes de haut niveau ou formateurs de qualité. L’admission se fait sur la base du niveau de l’athlète et de sa volonté de mener son double projet athlétisme/étude : Il intègre le pole dans ces conditions sans distinction de discipline.

Aucun souci avec le « recrutement » d’athlètes ?

Absolument pas, des lors que l’athlète et souvent ses parents et entraineurs de clubs en font la démarche, nous les accueillons sur critère de niveau tout simplement. Nous avons aussi la chance de travailler avec deux sections sportives implantées sur les deux établissements scolaires. Ces athlètes d’un niveau inférieur mais motivés par l’athlétisme nous apportent aussi un plus en ce sens que les athlètes du pôle ne sont pas coupés du reste du monde quand ils viennent au stade. Par ailleurs, certains comme par exemple Maxime Salmeron dernièrement, en profitent pour progresser et s’investir davantage, avant de pouvoir intégrer ensuite le pôle.

Dans un rapport gagnant-gagnant en quelque sorte… Vous évoquiez aussi le double projet athlétisme/étude de ces jeunes athlètes. Qu’en est-il de votre rôle en tant que responsable du pôle ?

Mon rôle est clair. Je suis responsable du pôle espoir. Les athlètes, et donc élèves lors de leur temps scolaire, sont sous la responsabilité de leur chef d’établissement. A l’internat du Pôle les sportifs sont en revanche sous ma responsabilité. Nous nous tenons informés de leur scolarité en constatant le plus souvent qu’une bonne scolarité va de paire avec  leur bonne pratique de l’athlétisme. C’est mon souhait pour chacun d’eux. Sans ambiguïté.

En cas de souci scolaire, redoublement, mauvais résultats, avez-vous du coup des exigences particulières ?

Non bien sûr. Le partenariat entre  le pole et les établissements scolaires est bien évidemment un élément incontournable au bon fonctionnement du pôle mais chacun est responsable sur son domaine. Nous pouvons avoir à écarter du pole en revanche tout élève exclu de son lycée. Non pas par sanction supplémentaire mais parce que le partenariat scolaire est une composante du pole tout simplement. Par ailleurs j’insiste sur le fait que les filières scolaires proposées sont diverses et sans distinction de valeurs : l’entrée au pôle se fait bien sur la valeur sportive de l’athlète qui peut ainsi continuer ses études dans la filière scolaire la plus adaptée pour lui.

Voilà qui pourra intéresser nos jeunes lecteurs franciliens. Pour l’aspect sportif, vous évoquiez aussi les résultats attendus. Dans quelle mesure êtes-vous actifs sur l’aspect compétitif des athlètes ?

Nous entrainons les athlètes sur toute la semaine 5 jours sur 7 et pour ceux qui restent le week-end cela peux monter à 6 voire 7 entraînements. Nous avons donc avec eu le même rapport que tout entraineur de club avec un athlète en ce sens que les objectifs de l’athlète sont partagés et pris en considération au quotidien. Entre celui qui pourra prétendre à une sélection internationale comme Hamza Habjaoui par deux fois cet hiver, ou celui qui souhaitera se qualifier aux France pour y faire un podium sur sa discipline, les entraineurs du pôle s’adaptent donc. Pour ce qui est des championnats de France jeune, l’activité du pole ne s’arrête pas avec l’année scolaire. Nous partons tous en stage début juillet pour que les athlètes soient opérationnels lors des France sans couper avec leurs habitudes de l’année. C’est une mesure bénéfique dont nous sommes plutôt satisfaits car elle permet de faire valider à tous les athlètes leur investissement sportif de toute une année. D’autre part cela permet de créer une émulation et une forte dynamique de groupe avant les France.

On peut donc dire que la bonne santé du pôle s’évaluerait assez facilement au vu de vos résultats en championnats de France jeune ?

Oui d’une certaine manière avec un petit bémol cependant concernant la valeur d’un bilan sur ce  seul aspect : certains athlètes ont des objectifs de sélections internationales et donc des pics de forme, fonction des périodes et épreuves sélectives, parfois en amont des championnats de France. C’était le cas cet hiver pour ceux qui ont ciblé leur saison sur la possibilité d’une sélection au match international junior en salle et qui ont pu être moins performants  lors des championnats de France. Comme expliqué déjà nous ne sommes pas à comptabiliser les médailles et podiums du pôle. Leur mise en perspectives consiste uniquement à nous permettre d’évaluer  la bonne dynamique collective qu’elle suggère.

Un bon bilan collectif que je laisse donc lire à nos lecteurs en annexe. En vous remerciant pour cette ITW et la découverte de ce pôle en particulier.

 

Bilan Pôle Espoir Fontainebleau Hiver 2012-2013 

=> Les athlètes du Pôle Espoir de Fontainebleau comptabilisent sept sélections dans les équipes de France jeunes. 

Championnats d’Europe de Cross  

 Hamza Habjaoui (EFCVO) :  20e individuel - 2e par équipe avec l’ équipe de France junior 

Championnats du Monde de cross 

Johanna Geyer-Carles (Athlé Sud 77) seule athlète française junior femme sélectionnée  

Hamza Habjaoui (EFCVO) en juniors hommes 

Match junior France-Italie-Allemagne à Ancône 

Doris Deshayes (ESR Arpajon) : 60 mètres et  relais 4x200 mètres. 

Déborah Sananes (EA Bourg en Bresse) : 400 mètres   

Zohair Laroussi (CS Meaux) : longueur, meilleure performance française junior de la saison en 7,55 mètres

Cyrille Bernot (Athlé Sud 77) : 60 mètres haies.  

=> Au niveau des différents championnats de France 

  • Championnats de France des lancers longs   

Cynthia Louis (CS Montereau) : 2e du lancer de disque cadettes (39,02 mètres) 

Rizlaine Amdaa (Athlé Sud 77) : 2e du lancer de javelot espoirs femmes  (42,93 mètres). 

  • Championnats de France de cross :  

Johanna Geyer-Carles (Athle Sud 77) : championne de France juniors femmes 

EmmaOudiou (Athlé Sud 77) : 8e junior femmes 

Manon Pareau (Athlé Sud 77) :  10e junior femmes 

Camille Laplace (Athlé Sud 77) : 13e juniors femmes 

Titre par équipe Juniors femmes pour l’Athle Sud 77 

Hamza Habjaoui (EFCVO) : 4e de la course juniors hommes 

Alexis Bosio (Bussy Saint George Athlétisme) :5e de la couse cadets hommes  

Cécile Chevillard  (Ouest Athle78) : 3e espoir du cross long femmes 

Renelle Lamote (Athlé Sud 77) : 10 e du cross court femmes 

  • Championnats de France Jeunes/Espoirs en salle 

Renelle Lamote (Athle Sud 77) : 1ere du 800 espoirs femmes  (2’09’’51) 

Cynthia Louis (CS Montereau) : 1ere de la hauteur cadette (1,74 mètres) 

Déborah Sananes (EA Bourg en Bresse) : 1ere et RF du 400 mètres juniors filles (55"28).  

Finalistes  

Cyrille Bernot (Athle Sud 77) :4e sur le 60 mètres haies juniors hommes(8’’00).  

Carole Zahi (Athlé Sud 77) : 4e du  60 mètres juniors hommes (7"68).  

Zohair Laroussi (CS Meaux): 5e de la longueur  juniors hommes

Solène Chavinier (CMS Pontault Combault) : 6e du 400 mètres cadettes (61’’30) 

Alexis Bosio (BSGA) : 7e du 800 mètres cadets (chute à 50m de l'arrivée). 

Et aussi hors pole mais en sections sportives 

Benjamin Nguerret (ASP Sénart): 1er longueur  juniors hommes (7,20)

Fiona Brival (PUC): 4e du triple saut cadettes  (11m70)

Ashley Robert (Senart Combs Brie Athlétisme) : 7e du 60 mètres haies cadettes (8’’79)

Gaëtan Manceaux : "mon statut a changé en un week-end"

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Écrit par Culture Athle   
Catégorie : Interviews
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Gaëtan Manceaux est l'un des jeunes athlètes les plus prometteurs de l'athlétisme français. Sa décontraction et sa détermination en font un redoutable coureur de championnat. Le demi-fondeur roannais progresse régulièrement depuis les catégories jeunes, jusqu'à franchir un cap cet hiver en devenant vice champion de France élite du 800m en salle et en améliorant ses records personnels à 1'49''34 au 800m et 3'48''32 au 1500m.

Interview réalisée par Nico LaClusaz pour son magazine en ligne Courir dans les 2 Savoie à découvrir sur www.nicolaclusaz.com

 

Gaëtan, peux-tu te présenter rapidement stp, tu as commencé tôt l’athlé ? 

Pour commencer je voudrais dire que si j’en suis là c’est grâce à ma famille, mes amis, mon entraineur, tous m’aident à garder les pieds sur terre car mon statut a changé en un week-end (ndlr : son titre de vice-champion de France Elite en salle sur 800m en 1’49’’34, derrière Brice Leroy). Avec cet entourage je ne change pas. Je tiens à remercier Adidas pour son aide et Mehdi Baala qui me supervise, cela me donne 100% confiance en moi, c’est vraiment bien.

J’ai commencé l’athlé tout petit c’est mon prof de CE2 qui m’a repéré dans la cour. On courait autour du stade il a vu que je courais aussi vite que les CM2 et m’a dit de me lancer dans l’athlétisme. Je suis allé dans un club juste à côté de chez moi, le club de l’AMA Renaison. J’ai commencé par l’école d’athlé puis après on m’a dit de me diriger vers Roanne. J’ai donc couru en benjamin minime à Roanne en faisant un peu toutes les épreuves et à partir de cadet je me suis spécialisé avec mon entraineur Fréderic Augagneur.

Tu peux nous parler de ton entraineur, Frédéric Augagneur ?

Fred est président du club depuis 2 ans, cela fait des années qu’il entraine, il entrainait déjà des athlètes comme Pamela Baert sur 800m (en 2001 championne de France du 1500m et 800m en salle, vice championne de France espoir du 800m). Depuis quelque temps il entraine notre groupe, composé d’Aissa Boucheliga champion de France sur 3000m cadets, Reda Ammoumi qui a fait un très bon hiver sur 800 et vice champion du Maroc sur 400 m, Mehdi El Jamri depuis que j’ai commencé à Roanne il est là, on a un groupe très homogène, normalement le groupe va s’agrandir encore l’année prochaine.

Cela devient important d’avoir un groupe à l’entrainement ?

Honnêtement c’est grâce à eux que j’ai progressé, si je ne m’étais pas entrainé avec ce groupe je n’aurais certainement pas ces résultats. Ce qui donne cette force c’est que l’on est vraiment soudés, on est tout le temps ensemble, en dehors de l’athlé aussi. On partage tout, on est très solidaire entre nous, le groupe tourne bien grâce à cela, il y a une super ambiance, on se considère comme des frères c’est cela qui fait notre force.

Gaëtan Manceaux et le CA Roannais vice champions de France  2012 du 4x800m, derrière Lille et Mehdi Baala

Tu bats ton record du 800m cet hiver, tu le bats en salle, cela risque d’envoyer cet été ?

J’espère, je ne m’attendais pas du tout à faire ce temps-là cet hiver, je pense que l’on est un peu en avance avec ce que l’on avait prévu avec Fred, mais bon j’ai un peu augmenté l’entrainement donc c’est de bon augure. Je ne sais pas encore si je vais m’orienter vers le 800m ou le 1500m aux championnats Europe juniors, le choix n’est vraiment pas fait on va se fier par rapport au bilan Européen et on verra quel est le meilleur coup à jouer.

Au niveau entrainement tu es à combien de séances par semaine, tu fais aussi de la musculation je crois ?

Je suis à 7 entrainements en moyenne, parfois 6 ou 8, généralement quand c’est 8 je double 2 fois dans la semaine, quand je double c’est généralement le vendredi avec footing le matin et muscu ou PPG le soir. C’est la muscu qui m’a pas mal aidé cette année parce que je m’y suis mis sérieusement et là on a vu que cela a payé, au niveau de mon placement c’est beaucoup plus gainé donc j’ai beaucoup plus de puissance.

Tu peux nous parler de ton finish, tu es très rapide sur 100 et 200 m ?

Honnêtement je n’en ai jamais fait, là il m’arrive d’en faire en séance je pense que sur 200 je suis à 23 et sur 100 un petit 11. J’ai la chance d’avoir un bon pied et réagir au bon moment d’après mon coach. C’est ce qui m’a aidé aux élites, j’arrivais à me replacer.

Tu travailles beaucoup ton pied à l’entrainement ? 

Je le travaille pas mal à la PPG (préparation physique généralisée), mais ce qui m’aide pas mal aussi ce sont des séances de 150m avec 70m placé et 80 plus vite, cela m’aide pas mal à travailler ce pied, j’ai encore des efforts à faire dans le PPS sur les haies (préparation physique spécifique), cela devrait pas mal m’aider à gagner quelques centièmes.

La question que l’on pose tout le temps à un coureur de 800/1500 tu veux rester sur cette distance et tenter de faire une grosse carrière où tu voudrais monter sur la distance ?

Franchement je ne pense pas être un coureur de ce genre-là, même si j’ai beaucoup travaillé mon foncier je pense que jusqu'à 3000m ca va mais au-delà non, peut être plus tard. Mais si je peux faire carrière cela sur 800/1500 ce serait bien.

Tu as déjà 5 sélections en équipe de France, on ne va pas déjà dire que tu es un vieux de l’équipe de France, mais cela reste un super moment.

C’est clair et comme je dis on a vraiment une bonne génération 94 très soudée avec Mickael Zeze, Thomas Jordier, beaucoup de mecs comme cela qui sont extras. C’est sûr que porter le maillot avec eux donne envie d’y retourner, il y a une super ambiance. Le maillot tricolore aide pour la confiance et quand on a une sélection on a envie d’en avoir une autre derrière.

On a une chance de te voir sur cross court ?

Oh oui cela sera pour l’année prochaine, on verra ce que cela donne, mais c’est vrai que sur cross « long » du moins en juniors sur 7 km je galérais un peu comme en cadet d’ailleurs, je n’avais pas la foulée ‘pour’, mon coach m’a dit que l’on réattaquerait en espoirs sur cross court. L’option cross l’hiver c’est un très bon choix parce que pour le foncier cela aide vraiment. Pour des coureurs comme Bryan Cantéro,  Florian Carvalho ou Paul Renaudie qui ont le profil 800/1500 c’est vraiment bénéfique, mais après pour des coureurs comme Pierre Ambroise Bosse ou pour des coureurs ‘plus courts’ 400/800 ce n’est pas forcément bénéfique.

Tu fais ta rentrée où et quand, tu as ton programme avant les Europe juniors ?

Je fais ma rentrée au premier tour des interclubs, on n’a pas encore fait le programme avec le coach parce que l’on reçoit pas mal d’invitations en ce moment et on va essayer de fixer le programme maintenant que l’on a les dates pour les Europe et qu’il va y avoir les meetings de sélections. Par rapport à cela on va fixer les dates, ce qui est sûr c’est que je vais faire le meeting de Saint Etienne le 22 juin.

Aux inters au premier tour je serai sur 400 (résultat : 49''96) sauf si Reda Ammoumi revient de sa blessure et là je serai sur 800, au deuxième tour sur 800, sur le relais 4x400m on va aussi avoir une équipe solide avec Reda s’il est rétablit et un gars qui revient de Mayotte et qui est très fort en sprint.

 

Fiche FFA de Gaëtan Manceaux

Merci beaucoup à Gaëtan et à Nico LaClusaz qui l'a interviewé pour le compte de son magazine online Courir dans les 2 Savoie. Découvrez Courir dans les 2 Savoie, l'un des meilleurs magazines gratuits sur le running sur www.nicolaclusaz.com

Hamza Habjaoui: 1ere sélection en equipe de France, un jeune en devenir

Date de publication
Écrit par Ivan Moreau   
Catégorie : Interviews
Note utilisateur:  / 5

Hamza Habjaoui, peu connu encore des spécialistes du ½ fond français,  a été sélectionné en équipe de France de cross junior aux championats d'Europe à Budapest. Rencontre et découverte de ce jeune athlète pour culture-athle.com

hamza habjaoui peloton

 

Une pratique progressive dans l’athlétisme

Hamza est donc jusqu’ici un très bon élément de son club d’athlétisme qu’il fréquente depuis l’âge de benjamin en pratiquant toutes les disciplines de l’athlétisme. Un gout prononcé pour le demi-fond, un papa admirateur de Saïd Aouita, il n’en fallait pas plus pour le voir déjà bien placé (6e) aux championnats minime LIFA de cross en 2009 : « c’était a Cergy-Pontoise mais je n’en suis plus trop sûr, le parcours était difficile » Une évolution logique pour ce jeune athlète ayant d’abord pratiqué le football dans ses plus jeunes années avant de s’orienter vers l’athlétisme au club du Cesame Val d'Oise bientôt fusionné avec Franconville sous le nouveau club de l’EFCVO bien connu des matchs élite interclubs . 

Les premières performances

Hamza poursuit son petit bonhomme de chemin, avec une progression régulière en cadet pour décrocher en 2012 un très bon chrono sur 5000m (14’46’’50) pour sa première année junior doublé d'une 4e place aux championnats jeunes à Lens l’été dernier. Pensionnaire au Pole espoir de Fontainebleau depuis septembre 2011, de l’autre côté de l’Ile de France , il assimile bien son nouveau mode de fonctionnement : « je suis entrainé en pole par Thierry Choffin tout en restant suivi par mon entraineur de club Abdellatif Aichi ; ca se passe bien » 

Equipe de France

Grace a ces performances il participe en stage national demi-fond à Capbreton avec le gratin du demi-fond jeune français. Objectif : préparer les Europe de cross. Y a-t-il découvert de nouvelles méthodes d’entrainement ? « J’ai surtout pu faire connaissance avec les autres juniors, le but en stage n’étant pas de forcer et le cross de sélection n’était pas bien loin dans le temps non plus. » Et en effet dimanche 19 novembre à Pace, en Ile et Vilaine, Hamza prenait une excellente deuxième place derrière l’intouchable recordman de France junior du 3000m Steeple Djilali Bedrani. Sélection acquise haut la main et une équipe de France junior a priori très homogène. 

Budapest c’est par où ?

Partant pour la terre Magyare le vendredi 7 décembre, la belle histoire faillit s’arrêter là pour des raisons météorologiques : pas d’avion pour Budapest, enneigée, et un championnat à un moment incertain, Hamza par le jeu de listes d’embarquement et de solutions de secours trouvées par l’encadrement de l’équipe de France, se retrouve bloqué à Paris avec deux autres juniors. Ils n’arriveront que le samedi après midi dans la capitale Hongroise. « ca a été un peu pénible, toute cette attente… sur la durée, et j’étais bien content d’arriver à Budapest au final. » 

La première sélection

Dimanche 9 décembre, la course : pas de reconnaissance la veille, un parcours totalement enneigé, Hamza prenait le départ de la course junior avec entrain. Trop peut être... car très bien placé dans la première partie (entre 5 et 10) il dut rétrograder progressivement pour finir néanmoins a une méritoire 20e place, 4e coureur de l’équipe et contribuant ainsi à la deuxième place de la France au classement collectif. Pas de marseillaise mais beaucoup d’émotion à l’issue de ce week-end rocambolesque. Retour ensuite en France : la famille, fière et heureuse, le retour au pole espoir, le conseil de classe du premier trimestre et Hamza repartait dans son quotidien d’élève de 1ere S. 

Ses objectifs désormais : « continuer à progresser,  sur 5000 où même si mon record de l’an passé en est assez loin, je serai encore junior au 1er janvier et j’aimerai bien tenter une qualification aux Europe sur piste cet été au vu de mes progrès actuellement. »

Un premier stage au Portugal avec l’Equipe de France en janvier devrait lui permettre de mieux se situer encore dans la hiérarchie d’une catégorie junior qui comptera encore en 2013 certains de ses partenaires à Budapest. Une belle génération en devenir.

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