Le Mile : une distance mythique !

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Catégorie : Légendes de l'athletisme
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Roger Bannister, premier homme sous les 4 minutes au Mile

Le mot “mile” vient du latin “mille”, qui correspond à la distance que les soldats romains parcouraient avec 2000 pas. Le mile est utilisé comme unité de mesure au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et mesure exactement 1609,344 mètres par l’accord international du 1er juillet 1959.

Le Mile a gagné ses lettres de noblesse à la fin du 19ème siècle lorsque les courses pédestres sont devenues un des sports les plus populaires en Angleterre, avec notamment l’Anglais Walter George, premier Miler star. Depuis, de grands coureurs comme le Finlandais Paavo Nurmi, l’Australien Herb Elliott, le Britannique Sebastian Coe ou encore le Marocain Hicham El Guerrouj ont contribué à rendre cette distance mythique. Mais celui qui a marqué l’histoire du Mile à jamais reste le Britannique Roger Bannister.

De 1942 à 1945, les Suédois Hägg et Anderson vont abaisser tour à tour le record du monde du Mile, de 4’06’’6 à 4’01’’4. Au début des années 50, les Milers se cassent les dents sur ce record du Mile, si bien que les observateurs pensent que les limites physiologiques de l’être humain sont atteintes et que jamais nous ne verrons un coureur courir le Mile en moins de 4 minutes !

L’exploit de Roger Bannister

Le 6 mai 1954 va fracasser toutes ces certitudes. Un jeune étudiant en médecine, Roger Bannister, se lance dans cette quête insensée. Près de 3000 spectateurs sont présents sur la piste d’Oxford pour encourager le coureur britannique. Bannister hésite à se lancer, le vent fort pourrait contrecarrer ses plans. Le temps s’améliore, comme le prouve le drapeau hissé en haut de la tour d’Oxford, la tentative pourra avoir lieu. Parfaitement emmené par ses 2 lièvres, Chris Chataway et Chris Brasher, en 1’58 au demi-mile et en 3’01 à un tour de l’arrivée, Bannister accélère dans le dernier tour !

Pour faire durer le suspense, le speaker Norris McWhirter annonce le chrono : "Mesdames et messieurs, voici le résultat de l’épreuve 9, le Mile : premier, numéro 41, R. G. Bannister, Amateur Athletic Association et ancien des Exeter et Merton Colleges, Oxford, avec un temps qui constitue un nouveau record du meeting et de la piste, et qui – sous réserve de ratification – va être un nouveau record d’Angleterre, du Royaume-Uni, Européen, de l’Empire Britannique et record du monde. Le temps était de trois… »

N’attendant pas la fin de l’annonce, la foule exulte. L’exploit est retentissant et provoque même une interruption de séance à la chambre des communes, le parlement britannique ! Avec ces 3’59’’6, l’Empire Britannique tient un nouveau héros, moins d’un an après la première ascension du Mont Everest par Edmund Hillary et Tensing Norgay. Un mois et demi plus tard, Roger Bannister est rejoint par l’Australien John Landy dans la liste des premiers coureurs sous les 4 minutes au Mile.

 

La renaissance du Mile

En 2017, ils sont un peu moins de 1500 Milers à avoir couru sous les 4 minutes, ce qui fera dire à Roger Bannister : « C’est incroyable de penser qu’il y a plus de gens qui ont escaladé l’Everest que couru le mile en moins de 4 minutes. »

Même si le Mile ne peut rivaliser avec le 1500 mètres, discipline olympique, le Mile connait un regain d’intérêt ces dernières années dans les pays issus de l’Empire Britannique. Ainsi au 31 Mars 2016, sur les 1410 Milers ayant couru sous les 4 minutes, 478 sont Américains, 196 sont Britanniques et 140 sont Kenyans. La première nation non-anglophone est 9ème avec l’Allemagne, 35 Milers, et la France est 11ème avec 28 Milers.

Aux Etats-Unis, le Mile remplace le 1500m lors de la saison en salle. C’est pourquoi de nombreux Américains, la plupart universitaires, descendent sous cette fameuse barrière mythique des 4 minutes. Le Mile est sans nul doute l’épreuve la plus suivie lors des compétitions universitaires en salle. Guillaume Adam, 29ème Miler français sous les 4 minutes, a pu s’en rendre compte lors de meetings universitaires en salle à Boston : « J’ai eu l’occasion de regarder quelques courses de Mile et d’en courir ici à Boston, et à chaque fois que les athlètes sont sur des bases de moins de 4 minutes, le public encourage les athlètes de toutes ses forces ! C’est une épreuve facile à suivre, 4 minutes au Mile, c’est 30 secondes par tour en salle, si les coureurs passent en 3’00 au 1200m, le public sait que les 4 minutes sont proches et vous pousse pour que vous y arriviez ! Ça donne finalement un suspense supplémentaire, en plus de qui va gagner la course, qui va descendre sous cette barrière mythique des 4 minutes ? »

4 minutes au Mile correspond d’après les observateurs à 3’42’’2 sur 1500 mètres, ce qui demande un investissement important et représente un accomplissement pour des milliers de coureurs. Pour les Européens, la difficulté réside dans le peu d’occasions de courir un Mile, 1 ou 2 fois tout au plus lors de la saison estivale.

Et si l’avenir du Mile passait par la route ?

Le Mile est en train de sortir des stades, de plus en plus de courses sur route sont organisées. A l’image des City Games organisé au Royaume-Uni, où l’on avait notamment vu Usain Bolt disputer un 150m en ligne droite dans les rues de Manchester, les épreuves de rue sont spectaculaires ! Le public est très proche des athlètes et offre un spectacle gratuit, comme au bord des routes du Tour de France. Un circuit de Mile a vu le jour aux Etats-Unis, Bring Back the Mile, avec pour l’instant 8 courses au programme. Rome s’y est mis également, Florian Carvalho a notamment remporté la course en 2016.

Le Mile sur route connait également un succès populaire en Angleterre, avec en mai 2016, plus de 5000 coureurs au Mile de Westminster à Londres. Le Mile est aussi une distance à la portée de tous, coureurs réguliers ou occasionnels. Et si le Mile sur route devenait une épreuve aussi populaire que le marathon ?

Le club très fermé des recormen du monde du Mile ! Avec notamment Michel Jazy (3'53''6 - 1965), seul français avec Jules Ladoumègue (4'09''2 - 1931) a avoir détenu ce record prestigieux
 

NB : Contrairement à une croyance répandue, une fois la tentative de Bannister réussie, il n’y a pas eu subitement des dizaines voire des centaines de coureurs sous les 4 minutes. Ils sont 2 en 1954, 3 en 1955, 5 en 1956, 7 en 1957, 4 en 1958, 1 en 1959, 4 en 1960 et 0 en 1961 à avoir couru pour la première fois sous les 4 minutes. Michel Jazy est le premier français en 1962 en 3’59’’8.

La liste de tous les coureurs sous les 4 minutes est consultable ici.

La liste de toutes les performances sous les 4 minutes est consultable ici.

Tokyo 64' - Billy Mills : Les ailes d’un aigle

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Lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964, un parfait inconnu remporte le 10 000m au terme d’une dernière ligne droite d’anthologie. Cette médaille d’or est l’une des plus grandes surprises dans l’histoire olympique et un exploit unique dans le sport américain.

Cette victoire était une surprise pour tout le monde sauf pour Billy Mills lui-même, qui pendant 4 ans a écrit « Médaille d’or, 10 000m » dans son carnet d’entraînement. La nuit avant la course, il y ajouta : « Dieu m’a donné cette capacité, à moi de m’en servir. Crois-y, crois-y, crois-y. »

« Cette victoire ce jour-là était un cadeau, dit Mills, et depuis, j’ai essayé de le donner en retour. A ma façon, j’essaye de promouvoir les vertus et les valeurs que j’ai apprise de cette aventure. C’est l’aventure, et non la destination qui nous façonne. Ce sont les décisions que nous prenons tous les jours, et non seulement le talent que nous possédons, qui dessine notre destinée. »

Billy Mills est né dans la réserve indienne Pine Ridge dans le Dakota du Sud en 1938. Sa mère meurt quand il a 9 ans. Il voit dans les Jeux Olympiques un moyen de retrouver sa mère. En lisant un livre sur les Jeux, il reste stupéfait par un passage : « Les Olympiens sont choisis par les dieux. » Le jeune Billy pense alors : « si je fais les Jeux Olympiques, si je suis choisi par les dieux, alors peut-être je pourrais voir ma mère à nouveau. »

Trois ans plus tard, le jeune Billy est à nouveau anéanti. Son père meurt. Véritable guide spirituel pour lui, son esprit ne le quitte pas pour autant.

A la fin des années 50 et au début des années 60, Billy Mills devient l’un des meilleurs coureurs universitaires des Etas-Unis. A l’Université du Kansas, il termine 3 fois dans les 6 premiers des championnats universitaires (NCAA) de cross-country et aide son équipe à remporter la victoire aux championnats NCAA sur piste en 1959 et 1960.

Malgré ses succès athlétiques, Mills se sent souvent comme un étranger. Il est l’un des seuls indiens d’Amérique à l’université et chez lui, il est l’un des seuls à sortir de la réserve indienne et de ses traditions. Le mouvement des droits civiques aux Etats-Unis n’en est qu’à ses débuts, et au moins une fois, un photographe l’exclut de la photo du palmarès des All-Americans.

Bien qu’il ait eu « un incroyable soutien à l’Université de Kansas », Billy ne se sentait pas à sa place. Un jour, il monte au sixième étage et est prêt à se défenestrer. Soudainement, il ressent une énergie : « Ne fais pas ça. » Il est convaincu que cette énergie venait de son père.

Billy attrape un stylo et écrit ses rêves : « Medaille d’or, 10 000m » et ajoute plus tard : « Me qualifier dans 3 épreuves : le 5 000m, le 10 000m et le marathon. »

Après avoir été diplômé en 1962, il se marie et rejoint l’U.S. Marines en Californie. Son entraînement pour Tokyo commence.

Aux Trials américains, Mills termine second du 10 000m et obtient sa qualification pour Tokyo. Il se qualifie également sur le marathon mais échoue sur le 5 000m.

Le matin du 10 000m des Jeux de Tokyo, Mills confie à son coéquipier Ron Larrieu sa stratégie de course : « Je prévoie de partir avec les leaders, de rester avec eux et d’essayer de les dépasser dans le dernier tour. »

Avec une finale directe à 38 coureurs, il n’avait cependant pas prévu qu’il faudrait doubler les retardataires.

Dès le départ, Mills reste proche de la tête de course avec les favoris, l’Australien Ron Clarke recordman du monde et le Soviétique Pyotr Bolotnikov champion Olympique. Le rythme est rapide, et au passage à mi-course, Mills réalise qu’il était en train de battre au passage son propre record personnel du 5000m. Et il lui reste encore 5000m à courir.

Mills a du mal à tenir l’allure, il dit dans sa tête : « Je suis préparé pour courir vite. Je ne suis juste jamais allé aussi vite en course. Ne panique pas. Accroche-toi. »

A un moment, à la sortie d’un virage, Mills est prêt à être décrocher. Mais il sait que sa femme, Pat, est assise 32 rangs au-dessus de la piste dans ce même virage. Il ne pouvait pas lâcher en fâce d’elle. Il continue à s’accrocher. Quelques tours plus tard, il est encore avec les leaders. A la télévision, les commentateurs n’en reviennent pas : « Billy Mills est toujours là. Personne ne l’attendait à ce niveau-là. »

A deux tours de l’arrivée, il ne reste plus que Clarke, le Tunisien Gammoudi, l’Ethiopien Mamo Wolde et Mills. Clarke regarde derrière lui. Mills prend ça comme un aveu de faiblesse. En réalité, Clarke ne reconnait pas le coureur sur ses talons.

La cloche retentit. Mills arrive au niveau de Clarke. Pendant des mois, Mills a visualisé cette même situation : être à côté du leader, dans la même foulée.

Les deux hommes se rapprochent d’un coureur attardé, Clarke est enfermé. Au lieu de ralentir, l’Australien pousse violemment l’Américain pour passer entre les deux. Mills est déporté au couloir 3. Derrière eux, Gammoudi pense un instant que Mills est hors course. Mais Mills arrive à revenir aux côtés de l’Australien. Gammoudi force à son tour la porte pour passer entre les deux coureurs.

D’un coup, Gammoudi prend 5 mètres d’avance, Clarke le suit. Mills est distancé. Les coureurs entrent dans la dernière ligne droite et doivent éviter un groupe de coureurs attardés. Mills déboule au couloir 3, il lui reste 80m et a toujours quelques mètres de retard. A ce moment-là, il jette un coup d’œil à un coureur attardé et crois voir un aigle sur l’insigne du maillot de ce coureur à l’extérieur.

« C’était si puissant pour moi » dit Mills. « Pas de mots dans mon esprit mais une énergie parcourant tout mon corps. Les mots de mon père : les ailes d’un aigle, réussi-ça, et un jour tu auras les ailes d’un aigle. »

En regardant son sprint ravageur, on a d’ailleurs l’impression qu’il a des ailes à la place des pieds. Il se dit à cet instant que jamais plus il ne sera aussi proche d’emporter l’or olympique, et qu’il doit le faire maintenant.

Mills accroche le fil d’arrivée le premier mais n’en revient pas. Il ne peut croire qu’il a gagné. Il demanda à un officiel si il s’est trompé dans le décompte des tours. Non, lui assura l’officiel. Mills leva son doigt et demanda « Premier ? »

Oui, acquiesça l’officiel puis ajoute « champion Olympique ».

Mills retourna voir le coureur attardé avec l’aigle sur son maillot. Il le trouva – probablement un des Allemands Siegfried Herrmann ou Arthur Hannemann. Pas de traces d’aigle dans le dos du coureur.

Mills établit un nouveau record Olympique en 28’24’’4, explosant son meilleur temps personnel de 50 secondes !

Billy Mills est devenu une légende Outre-Atlantique, en tant que second indien d’Amérique champion olympique après Jim Thorpe, mais aussi comme seul et unique champion olympique Américain sur 10 000m dans l’histoire olympique.

Mills a dédié sa vie au partage, en aidant par exemple sa communauté indienne en créant un programme basé sur la course à pied : Running Strong for American Indian Youth. Il a visité une centaine de pays pour promouvoir « l’unité à travers la beauté et la dignité de la diversité. » En 2012, il reçoit la médaille présidentielle des citoyens, seconde plus haute distinction américaine pour les civils, des mains de Barack Obama.

En 2020, Mills aura 82 ans et prévoit de retourner à Tokyo pour les prochains Jeux Olympiques : « je prévois de continuer et terminer mon aventure en 2020, pour emmener ma famille à Tokyo pour leur montrer où cette sacré aventure a commencé pour ma femme et moi. »

L’histoire unique de Billy Mills a été adaptée au cinéma au 1983 avec Running Brave, que vous pouvez regarder en ligne ici.

Enfin, retrouvez ci-dessous une très belle vidéo sur son mental d’acier :

Le KENYA au top du demi-fond mondial - de 1996 à 2012 (2)

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Écrit par Romain Adam   
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Le demi-fond kényan se porte à merveille en cette fin de vingtième siècle, que ce soit sur la piste ou sur les terrains de cross-country. Cette domination est peut-être la plus flagrante chez les hommes en cross-country où seul deux titres par équipe ont échappé au Kenya de 1986 à 2011, grâce notamment au chef de file Paul Tergat. Pour finir le millénaire en apothéose, le Kenya a décidé de nous offrir, avec Daniel Komen et Noah Ngeny, deux chefs d’œuvre, deux records du monde quasi inatteignables.

Mais attention, les certitudes ne tiennent qu’un temps en athlétisme et ce n’est pas David Rudisha qui nous dira le contraire après avoir battu, douze ans plus tard, les 1’41’’11 du roi Wilson Kipketer… Le demi-fond et le fond kényan sont peut-être plus que jamais au sommet de la hiérarchie mondiale, si bien que l’on se demande même si le meilleur n’est pas encore à venir !

La première partie consacrée aux athlètes kényans s’était arrêté avec Ismael Kirui et sa grande adversité avec le rival éthiopien Haile Gebresselassie. Nous allons donc tout naturellement continuer notre tour d'horizon avec un autre adversaire du grand Haile, en l'occurrence Paul Tergat.

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Le KENYA à la conquête du demi-fond - de 1964 à 1996 (1)

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Écrit par Romain Adam   
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Le KENYA est un symbole pour les coureurs du monde entier. Ce n’est pas pour rien que de plus en plus d’athlètes partent en stage en altitude au Kenya, pour retrouver des conditions d’entraînement qui ont permis aux demi-fondeurs et fondeurs kenyans de se hisser tout en haut de l’athlétisme mondial. La suprématie kényane s’est construite pas à pas depuis les Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Quelles ont été les grandes étapes et les grands coureurs kényans ?

Culture Athle va retracer l’histoire du demi-fond kényan en trois volets, des Kipchoge Keino, Paul Ereng, Moses Kiptanui aux Paul Tergat, Daniel Komen, Noah Ngeny, David Rudisha,... Le premier volet sera consacré aux champions kenyans avant les Jeux Olympiques d'Atlanta '96, le second volet à partir de cette date jusqu'à aujourd'hui et le troisième volet sur les expatriés kényans.

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Revivez en vidéo la carrière de Haile Gebresselassie

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Retrouvez les plus belles vidéos de Gebre. N'hésitez pas à en faire partager d'autres :) Retrouvez également nos articles consacrés à Gebre :
Haile Gebresselassie (1), la naissance d'un champion
Haile Gebresselassie (2), au sommet de son art
Haile Gebresselassie (3), empereur de la piste au marathon

Haile Gebresselassie remporte ses premiers titres mondiaux aux championnats du monde junior de Séoul sur 5000 et 10 000 mètres. Le finish du 10 000m est resté dans les annales, Josephat Machuka donnant un coup de point à Haile qui le passe dans les tous derniers mètres.

Premier titre olympique pour Gebre, revivez les 5 derniers kilomètres du 10 000 mètres des Jeux Olympiques d’Atlanta où Haile améliore le record olympique en 27’07’’34.

Hicham El Guerrouj bat à Stuttgart, le 2 février 1997, le record du monde en salle du 1500m en 3’31’’18. Haile Gebresselassie termine dans son sillage en 3’32’’39, faisant mieux que le record du monde de l’époque : les 3’34’’16 de Noureddine Morceli.

L’un des plus beau finish de l’histoire ! Finale des Jeux Olympiques de Sydney 2000. Qui de Haile Gebresselassie ou de Paul Tergat va l’emporter ?!

Passage de flambeau entre Haile Gebresselassie et Kenenissa Bekele aux championnats du monde de Paris en 2003. Gebre remporte là sa dernière médaille, en argent, en grands championnats.

Très beau reportage de l'emission sportive espagnole Informe Robinson sur le marathon de Berlin lorsque Gebre bat le record du monde du marathon (2h03’59). Frissons garantis à partir de la 12ème minute !